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Le Mystère Shaver ?


Jeudi 21 décembre 2006
- Publié dans : Le Mystère Shaver ?

Les textes de Richard Shaver fourmillent de mots inventés, d’acronymes, et de jeux de mots plus ou moins compréhensibles (même ses compatriotes ont dû mal à s’y retrouver quelques fois). Il faut dire qu’il se revendiquait être le «découvreur» du Mantong, le langage primordial de l’humanité, et naturellement, cette langue il la connaissait sur le bout… des doigts. Puisque ce langage est appelé à être bientôt enseigné dans tous les collèges, je me propose de commencer la rédaction de son premier dictionnaire officiel.

RO : L’un des mots les plus importants du Mantong est le mot RO. Etre RO signifie être sous contrôle, sous emprise. DERO désigne un être sous l’emprise d’une énergie maléfique. TERO au contraire désigne quelqu’un sous l’emprise d’une énergie régénératrice.

MECH : la civilisation des Titans de la Lémurie qui a précédé notre présence sur Terre possédait une formidable avancée technologique incarnée par d'immenses et terribles machines. Elles sont toujours sous terre, en parfait état de marche. Malheureusement nombre de modes d’emploi se sont égarés et on les désigne maintenant sous le simple vocable de MECH.

TELAUG : TELepathic AUGmenter. Le DERO possédent des machines à lire les pensées, les TELAUG. Ces MECH sont très importants dans le Mystère Shaver. Il faut se rappeler en effet que selon Shaver, toutes les disparitions inexpliquées, les crimes en séries, les personnalités multiples étaient causées par les DERO via leur capacité de contrôler l’esprit humain à distance par le TELAUG.

VARIFORM : les Titans étaient très doués en matière de manipulation génétique et biologique. Ils adoraient créer des êtres hybrides à partir des Titans et des Atlans qu’ils «mélangeaient» à toutes les formes de vie extraterrestres. Dans leurs cavernes on rencontrait donc nombre de Satyres et de filles au corps de serpent. Les filles au corps de serpent étaient réputées pour leur sensualité débordante et leur appétit sexuel insatiable.

EXD : Là c’est un peu complexe. Le EXD, selon la description de Shaver, c’est de la poussière spatiale vivante. En gros, c’est le principe vital, la «force» de vie tapie au cœur de la matière et qui fait que la matière inerte peut donner un être vivant. On peut amplifier ou réparer un être vivant en le soumettant à des ondes bénéfiques chargées en EXD. Certains Shaveriens d’aujourd’hui aiment à signer leurs messages d’un «May the Exd be with you».

TER : Mot Lémurien signifiant froid. Un mot intéressant car dans la cosmogonie de Shaver, la Terre a été heurtée par un météore il y a des dizaines de milliers d’années de cela, météore ayant provoqué une glaciation sur notre planète. (Il est intéressant de noter que cette théorie, farfelue en 1947 fait partie aujourd’hui des scénarios plausibles). Ce mot serait donc à l’origine du nom de notre planète.

A suivre...

 

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Dimanche 17 décembre 2006
- Publié dans : Le Mystère Shaver ?

 

ROKFOGO

 

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Dimanche 3 décembre 2006
- Publié dans : Le Mystère Shaver ?

L’un des principaux écueils lorsque l’on commence à rechercher de l’information sur le Mystère Shaver ne tient pas au fait que cette information est difficile à obtenir car Internet a révolutionné la recherche documentaire. Il tient plutôt à l’évaluation de toute information trouvée.

Le
Mystère Shaver est né de deux hommes qui ont mêlés leur amitié, leurs idées, leurs délires, et leur destinée. Richard Shaver fournissait la matière avec ses « visions ». Ray Palmer, Rédac’chef d’Amazing Stories se chargeait de les mettre en forme pour les rendre publiables. Cette collaboration a donné une foule d’articles, pamphlets, et nouvelles de 1943 à 1975, date à laquelle est paru le livre testament des deux compères : The Secret World.

Le recensement de leurs écrits - relativement facile au départ en utilisant les index des revues de SF - devient un vrai casse-tête lorsque l’on découvre que l’un comme l’autre ont souvent utilisé des pseudonymes. C’est Ray Palmer qui a commencé le premier. Etant Rédac’chef de la revue il s’est mis à inventer des noms de plume pour y placer discrètement ses nouvelles. A ce jour, on n’en dénombre pas moins de neuf :

Henry Gade, G.H. Irwin, Frank Patton, J.W. Pelkie, Wallace Quitman, Alfred R. Steber, Morris J. Steele, Robert N. Webster, Rae Winters ne sont en effet rien d’autre que les doubles de Ray Palmer. Une fois que l’on a pris connaissance de cela, on lit différemment les éditoriaux de Palmer où il présente ses propres textes à la troisième personne du singulier. Ray Palmer s’amusait aussi à inverser le jeu. Ainsi, il se servit de ses pseudonymes pour cacher son statut de Rédac’chef d’autres revues. Fate par exemple, la première revue consacrée au paranormal à paraître en 1948, avait pour directeur un certain Robert N. Webster, pseudonyme de Ray. On comprend mieux pourquoi on trouvait quelques fois au sommaire de la revue des articles publiés par un certain… Ray Palmer.

Richard Shaver n’était pas en reste. Pour sa part il a utilisé au bas mot treize pseudonymes pour ses diverses apparitions dans les magazines : Wes Amherst, Edwin Benson, Edwin Dexter, Peter Dexter, Richard Dorot, Richard Dorset, Mollie Elcalir, Richard English, G.H. Irwin, Paul Lohrman, Frank Patton, Stan Raycraft, D. Richard Sharpe.

L’affaire se complique encore lorsque croisant ces deux listes, on s’aperçoit qu’il y a au moins un pseudonyme commun aux hommes : G.H. Irwin. On doit donc supposer qu’en plus d’avoir utilisé des pseudonymes, les compères échangeaient certains noms pour leurs travaux littéraires respectifs. On se trouve alors devant un problème insoluble. Si tel est le cas, comment déterminer quel texte d'Irwin a été écrit par l’un ou par l’autre ? Et si la pratique était systématique, comment savoir si l’ensemble des pseudonymes de l’un et de l’autre n’ont pas été utilisés par l’un ET par l’autre sans que nous n’en sachions rien ? Si oui, qui a donc écrit quoi ?

Il suffit d’un simple petit pas supplémentaire pour franchir la barrière ultime. Et si Richard Shaver n’avait été qu’un pseudonyme de plus à qui Ray Palmer aurait voulu donner vie ? La proposition fait froid dans le dos. Mais d’une certaine manière, elle se conforme à la logique même du
Mystère Shaver. Après tout, ne faut-il pas voir dans l’expression « Mystère Shaver », l’aveu même de Palmer que tout ceci n’était qu’un artifice ?

Certains se posent aujourd’hui sérieusement la question. Car faire la preuve de l’existence d’un homme n’est pas tâche aisée. Et si la tâche n’est déjà pas facile pour quelqu’un d’aussi renommé que Jésus, on imagine alors combien elle devient difficile pour un obscur vendeur de cailloux de l’Arkansas.

Quelles preuves sincères et objectives puis-je avancer sur la réalité physique de Richard Shaver ? Je connais ses écrits, j’ai vu des photos de lui et de ses tableaux. Mais est-ce suffisant ? La Joconde prouve-t-elle par sa seule présence l’existence de Léonard de Vinci ?

La théorie affirmant que Richard Shaver n’a jamais existé trouve son meilleur argument dans la personnalité même de Ray Palmer. Ray était un être fantasque et un véritable visionnaire en matière de communication et de médias. Avec le
Mystère Shaver, il a eu l’intuition que l’interactivité Auteur/Lecteur serait primordiale dans l’avenir. Car toute l’affaire du Mystère Shaver est partie du lecteur lui-même. C’est en effet par une lettre énigmatique parue dans le courrier des lecteurs et écrite par un certain Richard Shaver que tout a commencé en 1943. Une volumineuse polémique a ensuite enflée dans les colonnes de la revue. Ce n’est seulement qu’APRES que les nouvelles écrites sous la signature de Richard Shaver ont commencées à y être publiées. Ray a sans doute été lui-même surpris de l’engouement que suscitait l’affaire une fois celle-ci « installée » par les lecteurs eux-mêmes. Toujours est-il qu’ensuite, il a systématisé le procédé. Il lui semblait qu’une agitation préalable, un effet de Marketing Viral était apte à préparer les esprits pour un produit à sortir. Il lui est apparu que la valeur d’un produit littéraire pouvait être renforcée du fait que les lecteurs auraient développé au préalable un dialogue avec les auteurs du dit produit. Pour résumer, créer de toute pièce une polémique et sortir un produit résumant cette dernière au faîte du débat était une assurance de succès rapide. Ceci peut sembler banal aujourd’hui car cette technique a fait ses preuves et trouve un support idéal avec le net. Le succès mondial de films tels que Blair Witch Project par exemple, a été totalement subordonné à l’existence préalable d’un site web laissant planer le doute. On y présentait le film à venir comme un documentaire sur des évènements (peut-être) réels. Ray Palmer quant à lui ne connaissait pas le net, il n’avait que le courrier des lecteurs pour tisser ce réseau en 1943.

Une fois l’intérêt pour le
Mystère Shaver retombé, Ray Palmer eut une idée totalement fascinante. Son lectorat était moribond. A la grande époque, ses revues tiraient jusque 250.000 exemplaires. Au milieu des années 60, il ne comptait plus que 2.000 lecteurs potentiels dans le fichier d’abonnés qu’il avait constitué. Reprenant sa bonne vieille méthode, il fonda une revue, l’ultime d’une longue série. Il l’appela tout simplement Forum. On n’y trouvait aucun articles mais seulement des lettres de lecteurs polémiques accompagnées des réponses de Ray Palmer. On y parlait de tout : Soucoupes Volantes, violence à la TV, contrôle des esprits, pollution, guerre du Vietnam, théories sur l’assassinat de JFK (commandité par des Deros naturellement). Mais le lancement d’une revue basée uniquement sur un courrier des lecteurs posait un problème. Car il fallait avoir des lecteurs PREALABLES pour pouvoir publier leur courrier. C’est alors que Ray eut une idée totalement géniale : il décida de les écrire lui-même.

Il inventa des centaines de lecteurs fantômes s’adressant à lui pour l’interpeller sur tel ou tel mystère. Il créa des interactions, des commentaires aux lettres, des lettres des uns répondant aux lettres des autres de numéro en numéro. Il modérait « son » Forum en intervenant lui-même. Il critiquait l’un, s’étonnant des propos de l’autre. Il affirmait quelques fois qu’il avait longtemps hésiter à publier telle ou telle missive car elle lui semblait douteuse. Poussant le procédé jusqu’à un stade totalement fascinant, il s’écrivit des lettres où il mettait fortement en doute le succès de la revue. Puis dans les numéros suivants, il mit un point d’honneur à publier le fac-similé du certificat de dépôt de publication attestant de la diffusion de sa revue.

Plus je pense à cette histoire et plus elle me fascine. Et plus que le Mystère de la Civilisation souterraine Atlante, ce sont les méandres souterrains de l’esprit de Ray Palmer qui me semblent sans fin, habités par une prodigieuse et gigantesque personnalité. Bien que je ne sois pas encore capable de mettre des mots sur tout cela, il me semble que quelque chose de crucial et d’universel était tapie dans le labyrinthe de son esprit. Je le cherche.


 

 

www.shavertron.com a consacré une page aux différents magazines publiés par Ray Palmer : http://www.softcom.net/users/vtown/forum.html

 

 

 

Raymond Arnold Palmer (1910-1977)
dit Ray Palmer
dit "RAP"

 

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Dimanche 3 décembre 2006
- Publié dans : Le Mystère Shaver ?

«Ces DERO ont accès aux merveilleuses Machines des Anciens, toujours en état de fonctionnement, car leur fabrication les rends quasiment indestructibles, et avec ces Machines ils ont pu attaquer les TERO et les habitants de notre surface. Parmi toutes ces Machines il y a les incroyables Rayons de Vision qui peuvent pénétrer à travers des kilomètres de roches et espionner tout ce qui se passe n’importe où sur Terre.»

Ray Palmer & Richard Shaver, The Secret World, 1975

 

 

 

 


 

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Vendredi 24 novembre 2006
- Publié dans : Le Mystère Shaver ?

Petit rappel... J'ai présenté il y a quelques mois le MANTONG, la langue primordiale des Titans et des Atlans que Richard Shaver avait (re)découvert en fouillant dans sa "mémoire ancestrale". Ci-dessous un récapitulatif de cet alphabet. Dans les mois à venir, le Mantong sera ma clé de décryptage du discours des candidats à la présidentielle de 2007.

 

Lettre A : désigne l'Animal ou la partie Animale d'un être vivant. le mot ABSENT, par exemple, signifie ANIMAL-BE-SENT, c'est à dire "Animal Etre Envoyé (au loin)", d'où notre signification actuelle du concept d'Absence. Nous verrons plus loin que B signifie "Etre" (Be / To Be).

Lettre B : Un concept essentiel du MANTONG. B, prononcé "Bi" (Be en anglais, équivalence phonétique du verbe To Be) désigne le concept d'existence. B signifie Exister et par extension, Commander.

Lettre C : Phonétiquement "Si" en anglais et donc signifiant "See" : Voir.

Lettre D : La deuxième lettre la plus importante de l'alphabet MANTONG. D, "di", signifie Detrimental, Desintegrant, (Nuisible, Dégénéré, Débilitant, Désintégrant). D désigne l'énergie maléfique qui règne sous terre, comme dans le mot DE-RO (DETRIMENTAL-ROBOT, Robot Nuisible/Dégénéré/Débilitant). 

Lettre E : E comme dans Energy. Un concept étendu qui inclut aussi l'idée du mouvement

Lettre F : Se prononce "Fi" comme dans le mot FE-male. La signification en est donc FEcond, FErtile. Dans ce sens, FE-MALE veut dire Fertile-Homme.

Lettre G : Comme dans le verbe Generate : Créer / Provoquer / Amener à naître. Concept de naissance, création. A prononcer "Gen".

Lettre H : Richard Shaver avait un doute sur sa signification. H pour Human était la plus évidente. On peut naturellement douter de ce sens puisque les Titans et les Atlas ne connaissaient pas l'homme (il ne fût créé qu'après leur départ de la Terre). 

Lettre I : Tout naturellement "I" "Je" et donc concept d'Ego / Soi.

Lettre J : Dans l'alphabet Mantong, J est un synonime de G. il a la même siginification soit "Créer", "Faire Naître", "Générer".

Lettre K : Comme dans le mot Kinetic, signifie Force en Mouvement. 

Lettre L : Life, la vie bien sûr. Sur cette lettre Richard Shaver n'avait aucun doute.

Lettre M : Man, l'Homme/ l'Humanité naturellement. Sur cette lettre Richard Shaver n'avait aucun doute.

Lettre N : Enfant, Spore, Graine. Sur la base de la prononciation du mot "Ninny".

Lettre O : Comme dans le mot Orifice. Désigne la Source, l'Origine, l'Orifice.

Lettre P : Le Pouvoir

Lettre Q : prononcer QUEST comne dans QUEST-ion. Interrogation.

Lettre R : L'une des lettres les plus importantes de tout l'alphabet Mantong. Elle se prononce "AR/OR" comme dans le mot anglais Horror. C'est le symbole d'une quantité dangereuse d'énergie désintégrante dans un objet. Signifie aussi le Danger.

Lettre S : Comme dans Sun. Se prononce "Sis". Un concept important qui fait référence à l'énergie du Soleil produite par la désintégration nucléaire. (Rappelons que c'est cette désintégration qui est à l'origine de l'exode des Titans vers une autre planète). Il ne s'agit donc pas d'un concept positif.

Lettre T : La lettre la plus importante de tout l'alphabet Mantong. T qui se prononce "Ti" comme dans le mot InTEgration représente la force de croissance. C'est le symbole et le concept qui est à l'origine de la croix Chrétienne et le vrai sens de la crucifixion. Selon Shaver c'est l'absorption par tout objet de la force T qui est à l'origine de la gravité. Toute force est de type T. TIC à la fin d'un mot signifie inTEgration("Force")-I("Je")-C("See/Understand"); c'est à dire comprendre/savoir la force de croissance.

Lettre U : You / "Toi", "L'autre".

Lettre V : "Vi" comme dans VItal. Désigne l'objet que le Mesmerisme appelait le Magnétisme Animal. Représente aussi l'énergie et l'attirance sexuelle.

 Lettre W : Will, la volonté.

Lettre X : Deux lignes de force qui se croisent, c'est le conflit, le combat, le blocage.

Lettre Y : Why/Pourquoi; l'intérrogation.

Lettre Z : Zero. Neutralité. Désigne l'état d'un objet (vivant ou non)  lorsque les quantités d'énergie T (intégrante) et d'énergie D (désintégrante) qu'il possède sont égales et s'annulent dans leurs effets.

 

Traduction d'après le texte original de la signification du Mantong paru dans "The Secret World", Ray Palmer, 1975, Amherst Press

 
 

 

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Samedi 18 novembre 2006
- Publié dans : Le Mystère Shaver ?

Encrage Editions publie depuis de nombreuses années des livres incontournables sur l'histoire de la SF et les sources de son imaginaire. C'est notamment chez Encrage que sont parus en leur temps les Cahiers d'Etudes Lovecraftiennes. On leur doit aussi la première publication en 1988 d'une étude sur le Shaver Mystery. Le 9 Novembre est paru une somme colossale sur le Mythe de la Terre Creuse.

 

Guy COSTES et Joseph ALTAIRAC
LES TERRES CREUSES
BIBLIOGRAPHIE DES MONDES SOUTERRAINS IMAGINAIRES


Un vol. relié, 16,5x23,5, 800 pages
Parution : novembre 2006
ISBN 2-251-74123-2
Prix public : 60 euros 

"Les plus grands savants dont Descartes ont avancé l'idée que le globe terrestre pouvait être doté de gigantesques cavités souterraines. L'illustre astronome Halley ira même jusqu'à supposer l'intérieur de la terre formé de sphères creuses emboîtées et habitées. Les auteurs d'utopies, de voyages extraordinaires et de science-fiction ne tardèrent pas à les accompagner dans ces profondeurs inconnues. Nombre d'illuminés se lancèrent également dans la quête d'une prétendue terre creuse, voire d'une terre « concave » plus ahurissante encore. C'est à cette aventureuse et souvent délirante exploration spéléologique conjecturale, rassemblant plus de 2200 notices bibliographiques commentées et illustrées, précédées d'une étude exhaustive, que vous convient Costes et Altairac, dans la grande tradition de Messac, Blavier, Bleiler, ou Versins. Préface du Pr I.F. Clarke, annexe de Fabrice Tortey et postface de Serge Lehman."

Encrage Edition

Bon il n'y a plus qu'à faire des économies...

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Vendredi 13 octobre 2006
- Publié dans : Le Mystère Shaver ?

1943 : Un certain Richard Shaver, soudeur de son état, envoie une très longue lettre au rédacteur en chef de la revue de Science-Fiction Amazing Stories. Il y fait état du fait qu’il pense être le détenteur d’une mémoire ancestrale remontant à une époque antédiluvienne. Cette mémoire ancestrale lui serait parvenue par le biais d’une voix qu’il entend pendant le travail. Elle lui révèle un passé très reculé de la Terre, et l’existence d’une antique civilisation, celle des Titans. Ces Titans, réfugiés sous Terre depuis que le soleil leur est devenu nocif, auraient dégénérés pour devenir des DERO (DE-trimental RO-bot [robot nuisible]). Ils seraient responsables de la plupart des guerres, des crimes, et des disparitions mystérieuses. Ils possèderaient aussi une technologie hautement avancée ainsi qu’une langue, le Mantong. Richard Shaver affirme connaître les entrées vers ce monde souterrain et veut mettre en garde l’humanité. La lettre est publiée telle que dans le courrier des lecteurs et génère un nombre incroyable de réactions. La polémique s’installe dans les colonnes de la revue. Certains crient au scandale, tandis que d’autres, bien plus nombreux, confirment les dires de Shaver et relatent leurs propres expériences. On parle de « Shaver Mystery » pour la première fois.

1945 : Ray Palmer, le rédacteur en chef d’Amazing Stories correspond de manière assidue avec Richard Shaver. Il décide de mettre sous forme fictionnelle certaines des lettres de ce dernier pour mieux faire comprendre l’originalité du « Shaver Mystery ». Un premier texte, « I Remember Lemuria », parait en Mars sous la signature de Richard S. Shaver avec commentaires et introduction de Palmer. Le Texte a droit aux honneurs de la couverture.

1947 : depuis bientôt 4 ans, la revue Amazing Stories se consacre de plus en plus au Shaver Mystery. Chaque mois, le courrier des lecteurs regorge de lettres les plus folles. La plupart des nouvelles publiées mettent en scène tel ou tel aspect du « Mystère ». Bien que ces textes aient soulevé la réprobation des purs et durs de la SF qui ne voient dans ce phénomène qu’un moyen d’attirer les plus fêlés des lecteurs, force est de constater que la revue se porte bien. Depuis 1943, elle a doublé son tirage. En pleine pénurie de papier, sa diffusion atteint le chiffre astronomique de 350.000 exemplaires. Au début de l’année, Palmer et Shaver annoncent que 1947 sera la grande année de la révélation du Mystère et que de nombreux évènements viendront prouver sa véracité. En Juin, Kenneth Arnold fait la première observation de Soucoupes Volantes. Pendant tout l’été 1947 souffle un vent de folie. On voit des Soucoupes partout, notamment à Roswell et Maury Island. Palmer et Shaver voient dans cet évènement la preuve de tout ce qu’ils avançaient. Pour eux, les Soucoupes Volantes viennent de l’intérieur de la Terre. Palmer contacte Kenneth Arnold et lui propose d’écrire avec lui un livre sur le sujet. Ce sera le texte fondateur de toute l’ufologie, orchestré de main de maître par Ray Palmer : The Coming of The Saucers, qui paraît en 1948. Dans le courant de cette année, Richard Shaver fonde le Shaver Mystery Magazine qu’il publie lui-même. Au quatre coins du pays se créent des Shaver Mystery Club qui se donnent pour but de trouver les entrées des cavernes souterraines des Deros. Un certain Charles Marcoux est l’un des premiers membres.

1948 : malgré le succès d’Amazing Stories, les fans de SF protestent de plus en plus quant à la dérive de la revue. Ray Palmer démissionne (en laissant croire dans son dernier éditorial qu’il est victime d’une conspiration), emporte Richard Shaver dans ses bagages et s’en va fonder la revue Fate. C’est la première revue totalement consacrée au Paranormal. On y parle de Soucoupes Volantes, de la Mer des Sargasses (c’est dans Fate que naît l’expression Triangle des Bermudes), de l’Atlantide, de la Télépathie, et bien entendu, du Mystère Shaver.

1951 : Signe de la notoriété du phénomène, LIFE Magazine consacre un article entier à la « folie » qui entoure le Mystère Shaver.

1952-1959 : Dans la foulée de Fate, Ray Palmer ne cesse de créer de nouvelles revues qui vivotent quelques numéros : Search, Mystic, Other Worlds, Flying Saucers. On y trouve régulièrement les contributions de Richard Shaver. Des articles sur ses découvertes souterraines, l’alphabet Mantong (la langue primordiale de l’humanité), et des nouvelles de SF pleine de jeunes Terriennes dénudées soumises au bon vouloir sadique des Deros. Le Mystère Shaver s’essouffle. Personne n’a trouvé l’entrée des cavernes. Shaver et Palmer ne cessent de répéter que tout sera révélé bientôt. Les lecteurs refluent peu à peu. Shaver se lance dans de nouvelles recherches. Il ramasse des pierres autour de chez lui et les étudient. Selon lui il s’agit de Rock Books, des «pierres-livres » où le passé ancien de la Terre a été enregistré par les Titans. Il se propose d’en révéler le contenu en les photographiant sous différents angles et différentes lumières après préparation (découpage notamment). Le résultat de ses recherches est appelé Rokfoto ou Rokfogo après une malencontreuse faute de frappe.

Fin des Années 50 : William G. Bliss, fan de SF, rentre en contact avec Richard Shaver. Ils échangent une volumineuse correspondance sur les Rokfogos.

1961 : Ray Palmer tente de relancer le Mystère Shaver en fondant une nouvelle revue, Hidden World. Elle reprend toutes les anciennes contributions des deux acolytes. C’est un magazine classieux qui veut s’imposer. Après une quinzaine de numéros, Hidden World disparaît en 1964. Vers cette époque, Richard Shaver ouvre un petit magasin de minéraux à Summit dans l’Arkansas. Il le tient avec sa femme Dorothy qui y vend ses céramiques. Richard Shaver donne régulièrement des Rokfogos et des tableaux réalisés d’après ces derniers aux rares clients de passage.

1966 : Le Mystère Shaver a fait long feu et tombe dans l’oubli. Ray Palmer ne publie plus qu’un petit magazine vendu par abonnement : Forum Magazine. Le tirage est dérisoire. 1.800 exemplaires en moyenne, comparés aux 350.000 de l’époque Amazing Stories. La revue se consacre aux conspirations, aux ovnis, à la dénonciation de la guerre du Vietnam. Elle est essentiellement composée de lettres des lecteurs qui polémiquent sans fin sur tous les sujets.

1973 (circa) : Richard Toronto, un fan d’ufologie, rentre en contact avec Richard Shaver. Il fonde un petit fanzine photocopié, Shavertron. On y trouve les contributions des derniers chercheurs des entrées des cavernes, notamment Charles Marcoux, qui enquête sur le sujet depuis la fin des années 50.

1974 : Ray Palmer tente une ultime relance du mystère. Avec Richard Shaver et William G. Bliss, il annonce dans Forum Magazine la prochaine sortie d’un livre qui sera le résumé de toutes les recherches effectuées au cours de sa vie. Intitulé The Secret World, Volume 1, l’ouvrage doit être le premier d’une longue série qui s’étendra sur des dizaines de volumes.

1975 : The Secret World paraît chez Amherst Press, la maison d’édition de Ray Palmer. L’ouvrage n’intéresse que quelques rares souscripteurs de la première heure. La même année, Richard Shaver décède d’une crise cardiaque à l’âge de 68 ans.

1977 : Ray Palmer décède à l’âge de 67 ans. Il n’avait plus rien publié depuis The Secret World. La partie rédigée par lui, véritable testament, était intitulée « Journal d’un Martien ».

 
1984 : Jim Pobst, Shaverien Canadien, fait un pèlerinage à Summit pour y rencontrer Dorothy Shaver. Elle lui laisse visiter la cabane où Richard faisait ses recherches. Celle-ci est restée dans le même état depuis sa mort en 1975. Jim sauve de l’oubli de nombreux Rokfogos, des tableaux, et des textes qu’il emporte avec lui.

Années 80 puis 90 : Shavertron, le fanzine de Richard Toronto publie des textes de Richard Shaver qui ont été sauvés par Jim Pobst. Ce dernier publie aussi un petit booklet, Shaver The Early Years. Shavertron devient la mémoire du Shaver Mystery.

1986 : Charles Marcoux qui vit maintenant dans un mobile home et se déplace au gré de ses explorations dans les cavernes, meurt d’une crise cardiaque après avoir été attaqué par un essaim d’abeilles. Il tentait d’entrer dans une caverne non encore explorée.

1988 : Joseph Altairac, éminent érudit de la SF de l’Age d’Or des Pulps et de Lovecraft publie la seule étude disponible en Français sur le Mystère Shaver : « Les Astronefs de la Lémurie, Science Fiction Rétrograde dans Amazing Stories ».

1992 (circa) : Shavertron cesse de paraître.

1998 : I remember Lemuria est publié par David Childress et accompagné d’une grosse étude sur le mythe de la Terre Creuse.

2001 : Un ufologue paranoïaque, William Milton Cooper, se barricade chez lui en Arizona en affirmant être poursuivi par des Deros. Il tire sur la police locale et est abattu au cours de l’assaut donné par le FBI.

2002 : Richard Toronto fonde la liste de diffusion Shaver Mystery pour regrouper les derniers chercheurs du monde entier. Il fonde aussi www.shavertron.com qui perpétue la mémoire du Fanzine.

2003 et 2004 : Les tableaux de Richard Shaver sont exposés à New York et San Francisco.

2005 : Au cours d’une nuit d’orage, je suis réveillé par une apparition. Il s’agit de Burt Bacharach. Il porte un costume mauve avec une magnifique chemise à jabot. Il joue sur un Steinway mauve « what the world needs now », et me délivre son message. Je dois éclairer le monde Francophone d’une lumière Shaverienne en répandant l’idée que la Terre est creuse et que nous courrons un grand danger. Il me conseille de le faire en montant des spectacles de Flamenco. Je refuse, prétextant que j’ai déjà revendu mon costume. Il me propose alors de créer un blog, ce que je fais le 29/9/2005. En partant, il me recommande de faire tout cela sous le couvert d’une vie banale et ordinaire. Je lui dis que cela tombe bien, parce que justement c’est le cas. Il me fait aussi diverses recommandations mineures telles que manger plus de légumes, ne pas laisser le linge dans la machine sans l’étendre sinon il ne sentira plus le frais, de toujours éteindre les lumières lorsque je sors d’une pièce, de ne pas abuser de la charcuterie, et surtout de payer mes factures d’eau en temps et en heure parce que sinon on se retrouve avec des pénalités de retard. Alors que j’ai refermé la porte car j’en ai ras le bol d’écouter ses leçons de morales, il me crie encore de finir le bricolage en attente, surtout dans la salle de bains. Mais déjà je n’écoute plus. Comme quoi, même un génie comme Burt Bacharach peut devenir pénible.

 

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Dimanche 8 octobre 2006
- Publié dans : Le Mystère Shaver ?

Il est devenu évident pour chacun de considérer l’histoire de la Terre en millions voir en milliard d’années. Que l’on soit scientifique ou non, l’image que l’on se fait aujourd’hui de notre monde est celui d’un «torrent de siècles» pour reprendre le titre d’un roman de Clifford D. Simak. Une inflation galopante nous a fait sans cesse augmenter son âge et reculer les origines de la vie. On oublie trop souvent que cette inflation est très récente puisqu’elle date du 19ème siècle. Avant cela, les scientifiques étaient prisonniers d’une logique qui posait pour principe de base le Créationnisme de la Bible. Usant de toutes leurs capacités intellectuelles, les plus audacieux ne faisaient remonter la création de la Terre qu’à environ 6000 ans. Il faudra attendre la venue d’un Géologue Ecossais, Charles Lyell, pour bouleverser cet état des choses et instiguer un nouveau paradigme. Son idée simple reposait sur l’observation du paysage. Selon lui, si on considérait que les phénomènes courants dont nous sommes témoins chaque jour (vent, ruissellement de l’eau) ont eu cours pendant des millions d’années sans s’interrompre, on pouvait expliquer comment le paysage de notre Terre s’était formé sans avoir recours à l’idée de montagnes surgissant du néant en une seule nuit. Pour l’anecdote, le traité de Géologie où Lyell exposait sa théorie révolutionnaire fût le livre de chevet de Charles Darwin pendant son voyage sur le Beagle. C’est en ruminant cette idée que la Terre pourrait être bien plus ancienne qu’on le ne le pensait, qu’il initia tout le raisonnement qui allait le mener à la formulation de sa théorie de l’Evolution.

Si je dis tout cela, c’est pour mettre en exergue que notre vision du passé de la Terre a considérablement changée. Dans la foulée de cette «ouverture» vers le passé de notre monde, la paléontologie et l’archéologie se sont engouffrées. Bizarrement, on oublie trop souvent que les sciences étudiant le passé éloigné de notre planète sont des disciplines scientifiques très récentes et que le grand boom de l’archéologie ne s’est fait qu’au début du 20ème siècle dans une frénésie de découvertes et de pillages concomitants. Nous ne sommes qu’au début de ces sciences. De nombreuses découvertes sont à venir. Il se pourrait que nous ayons de grandes surprises dans l’avenir.

Mais cette «ouverture» vers le passé n’a pas seulement laissé passer des scientifiques, elle a aussi permis à tout un ensemble de personnages les plus divers d’aller à leur tour investir cet espace. Philosophes, Aventuriers, Ecrivains, ont fait de ce passé un nouveau terrain de jeu pour leur imaginaire ou leurs (pseudo) découvertes. Le Colonel Churchward dans les années 1920 affirme qu’un grand continent, MU, occupait la plus grande part du Pacifique dans un passé reculé. Edgar Cayce raconte à tous, cartes à l’appui, l’histoire de l’Atlantide. H.P. Lovecraft, se servant habilement des anomalies et des mystères archéologiques de son époque révolutionne le récit Fantastique avec ses «Grands Anciens» qui possédaient la Terre avant la venue de l’Homme. Charles Fort, en 1919, recense les données scientifiques aberrantes pour prouver qu’avant la préhistoire, des civilisations extraterrestres peuplaient déjà cette Terre.

Très vite en effet, l’idée que la Terre soit très ancienne a suscité une interrogation légitime pour tous ceux qui ont de l’imagination : Si l’âge de notre planète est si élevé, l’Homme tel que nous le connaissons a-t-il été la première forme d’intelligence «civilisée» à régner à sa surface ? A cette question les scientifiques du nouveau paradigme ont apportés deux réponses. La première est que conformément à la théorie de l’évolution, le mouvement de la vie s’est toujours accompli dans le même sens. Le plus complexe succédant toujours au plus simple sans qu’il soit possible de faire varier ce schéma (à un extrême le Bonobo et à l’autre Nicolas Sarkozy, sans qu’il soit aisé de dire qui a succédé à l’autre). La deuxième réponse est venue de l’archéologie en fondant notre image du passé sur ses découvertes matérielles. Ainsi, la communauté scientifique peut affirmer aujourd’hui qu’à l’Ere du Cambrien, les formes de vie étaient simples à l’extrême (surtout des trilobites) et que l’absence d’artefacts dans les couches Cambriennes est la preuve de l’absence de toute présence «civilisée» à cette ère.

C’est naturellement à l’encontre de ces deux affirmations que Richard Shaver alla à sa manière. En affirmant la présence de cavernes souterraines où la civilisation des Atlantes avait trouvé refuge il y a plus de 12.000 ans, il ne faisait que s’engouffrer à son tour dans ce passé éloigné pour l’investir de ses «découvertes».

Il est de bon ton et relativement facile pour les tenants du nouveau paradigme de contrer ce type de raisonnement. De même qu’à l’époque totalitaire de la Bible, le nouveau paradigme possède tout un arsenal à opposer «raisonnablement» aux tenants d’une telle hypothèse. Pourtant, l’histoire des sciences nous enseigne souvent que «la Science d’hier est la superstition d’aujourd’hui, et la superstition d’aujourd’hui la Science de demain» (Charles Fort). Les crises et les ajustements scientifiques se font souvent de manière brusque et inopinée. Et la Science en charge de modeler notre vision du monde oublie trop souvent que la «vérité» est un état transitoire, un équilibre précaire qui peut être subitement remis en cause à la lumière d’une soudaine découverte.

Prônant un scepticisme extrême dans tous les domaines, instituant le doute en forme d’attitude constructive, je pense qu’il serait bon de se ménager une petite place dans nos esprits pour l’étude de cette éventualité, à savoir que nous ne sommes peut-être pas la première civilisation à avoir dominé ce monde et que des cycles entiers de naissance et de mort de cultures anté-préhistoriques ont pu se dérouler bien avant nous.

De nombreux indices, anomalies, questions, et contradictions sont devant nos yeux pour nous inciter à l’étude «raisonnée» de cette folle hypothèse. Indépendamment de leur valeur, ils sont en nombre suffisant pour se permettre d’y consacrer un peu de temps. L’un des meilleurs arguments à avancer face à ceux qui refuseraient de l’étudier en raison de son absurdité consiste à poser la question suivante. Pourquoi devrions-nous obligatoirement poser que toute preuve de l’existence d’une civilisation passe nécessairement par la découverte d’artefacts ? Et si nous devons nécessairement parvenir à la découverte d’artefacts, pourquoi ces derniers devraient-ils être nécessairement proche en forme et en utilisation de ce que nous connaissons dans notre civilisation ? C’est toute la question du regard conditionné de l’observateur qui se pose dans ce dossier, et une fois de plus, on peut affirmer que l’observateur ne découvre que ce que son conditionnement et son éducation l’a préparé à reconnaître.

L’essence d’une civilisation est-elle spirituelle ou matérielle ? dans un monde dominé par la pensée de la révolution industrielle et de la production des biens, il est naturellement de mise de considérer que les traces d’une civilisation «évoluée» seront de nature matérielle, d’où la recherche constante d’artefacts les plus divers. Mais ne pourrait-on imaginer qu’une civilisation se soit hautement développée sans produire d’artefacts ou que ses artefacts soient radicalement différents de ce que nous connaissons ?

C’est aussi ce que Richard Shaver pensait avec ses histoires de Rokfogos. Laissant le doute conduire son regard, le paysage prenait une autre dimension à ses yeux. Monument Valley devenait le vestige de piliers gigantesques d’un temple construit par un peuple de géants. Les pierres trouvées près de sa maison devenaient des «enregistreurs», des Rock Book dont il s’évertuait à lire l’information.

Aujourd’hui, fort de ce doute que je juge sain et confortable, je me sens tout à fait prêt à envisager sérieusement l’existence de la Lémurie.

 

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Samedi 23 septembre 2006
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William G. Bliss vient de me faire parvenir un nouveau courrier concernant ses travaux. Il me joint aussi une Diapo réalisée dans les années 70 sur un échantillon de Galène. Il me demande de « révéler » ce Rokfogo en le scannant et en l’étudiant en détail. Il me joint aussi divers Woodfogo originaux car le bois est devenu son axe principal de recherche dans les dernières années (avec aussi les Bananafogo dont les résultats sont assez surprenants).

 

 

A la fin de sa lettre, il me confirme qu’il travaille actuellement sur un projet très compliqué de Contrôleur Télépathique (un Telaug tels que ceux décrits par Richard Shaver). Projet qu’il compte réaliser en utilisant des tubes de Pringles dont il aura préalablement mangé le contenu. Dans un courrier précédent je lui avais demandé si la saveur était importante pour le fonctionnement du Contôleur (Goût Fromage, Classique ou Paprika), mais il me confirme que la goût importe peu pourvu que l’on oublie pas de bien percer le tube aux deux extrémités.

 

Pour mémoire, William G. Bliss a collaboré avec Richard Shaver et Ray Palmer dans les années 70 pour la rédaction du légendaire livre « The Secret World », ouvrage dont l’existence est presque aussi secrète que celle du Programme politique du Parti Socialiste.

 

 

William G. Bliss a 79 ans. Il vit près de Chicago dans son ancien magasin de réparation électronique qu’il a converti en habitation. C'est une légende vivante. Le Seigneur des Rokpix.

 

 
 
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Mardi 12 septembre 2006
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La suite de mon travail avec les Rokfogos selon la méthode de William G. Bliss. Cette fois, franchement j'ai tout de suite vu un visage de profil (nez tourné vers la gauche). J'ai pensé à Jean Marais dans la Belle et la Bête, mais à l'époque de l'Atlantide, le film n'était pas encore sorti. Toutes les suggestions sont le bienvenu...

 

 
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Dimanche 10 septembre 2006
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Suite des aventures à la découverte de la Méthode WG Bliss pour réaliser des Rokfogos. Matériau : géode de Calcédoine.

 

 
 
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Lundi 4 septembre 2006
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Après avoir pris connaissance des lettres de William G. Bliss, j'ai pu commencer à mettre en oeuvre sa méthode pour "révéler" des Rokfogos. Ce n'est qu'un début mais je suis assez content. la première photo est une vue générale de l'objet. la partie aggrandie (second cliché) est issue du quart Nord-Ouest de la photo N°1.

 

Conformément à la théorie des Rokfogo, on y découvre une image "enregistrée" dans un support minéral et décrivant une scène antédiluvienne de l'époque de la Lémurie. Les supports minéraux que j'ai "préparé", en l'occurence des blocs de silex de la falaise de Bruneval, ont été trouvés au cours d'une séance de trance écossaise.

 

La scène se déroule dans les cavernes souterraines des Deros. On remarque nettement un petit personnage de profil, portant un tricorne et un bouclier. Il se trouve en contre-jour contre la sortie lumineuse de la grotte. Je pense qu'il s'agit d'un explorateur, peut-être le Professeur Liddenbrock cher à Jules Verne (quoiqu'il ne portait pas le tricorne), ou peut-être Richard Shaver à la recherche de Nydia, sa mystérieuse guide des cavernes. Son pas est celui d'un bon marcheur. Il est décidé et ne craint les tortures télépathiques des immondes Deros (la pire étant d’avoir tout le temps dans la tête un air de Florent Pagny). Après tout, ne serait-ce pas Robert Louis Cavelier de la Salle, mon voisin de Rouen en quête d’une Louisiane souterraine ? Ou encore Isaac Newton à la recherche d'une ultime facétie gravitationnelle ? 

 

 

 

 
 
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